Armement du vaisseau à trois-ponts le Montebello (1834).

J’ai publié il y a quelques jours un billet à propos du vaisseau de 118 canons le Montebello. Je cite aujourd’hui un extrait très intéressant de la France Maritime (édition 1837, volume 2, p.201) – revue fondée en 1834 dont j’ai déjà parlé sur ce blog – à propos de l’armement à Toulon de ce vaisseau effectué en 1834 (je rappelle qu’à cette époque, le bâtiment n’a pas encore été transformé en mixte) :

"ARMEMENT D’UN VAISSEAU A TROIS-PONTS – Depuis un grand nombre d’années on n’avait point armé dans nos ports de vaisseau de guerre proprement dit. L’armement du Montebello à Toulon offre donc à l’observation un champ assez neuf, eu égard aux importantes modifications que l’art des constructions et les nouvelles combinaisons de détails maritimes ont subies. Les vingt années de paix et les rapports fréquents que ce laps de temps a offerts à toutes les marines européennes, ont amené par initiations successives des améliorations nombreuses dans les dispositions intérieures des vaisseaux. Un journal qui, bien que jeune, a déjà obtenu un succès mérité, la Chronique de Paris, a publié, il y a quelque temps, un aperçu de l’armement d’un vaisseau à trois ponts, qui offre les plus curieux détails pour les gens du monde comme pour les hommes spéciaux. La conformité du sujet traité dans la Chronique, avec le titre de cet article, y enchaînait naturellement les détails que nous extrairons de ce journal. C’est aussi de l’armement du Montebello dont il y est question.

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Le Montebello (1812 – 1867).

Sur les seize vaisseaux de 118 canons de type Sané-Borda mis en chantier entre 1786 et 1813, onze le seront sous l’Empire. Parmi eux se trouve le Montebello, commencé à Toulon en octobre 1810 et lancé le 6 décembre 1812. Ce nom, dont le trois-ponts est l’unique représentant dans l’histoire de la Marine française, est probablement un hommage au maréchal Jean Lannes, duc de Montebello (en référence à la bataille de Montebello livrée le 9 juin 1800) et grand ami de l’Empereur Napoléon, qui fut mortellement blessé durant la bataille d’Essling le 22 mai 1809 (il mourra quelques jours plus tard, le 31 mai).

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Andries van Eertvelt, Lépante et les navires du 16e siècle.

Je le dis souvent, la France est un pays très particulier sur bien des aspects. Parmi ces derniers, le grand nombre de régimes politiques qu’a connu le pays durant son histoire. Monarchie absolue, Monarchie constitutionnelle, Monarchie parlementaire, Timocratie, Autocratie, Démocratie, plus récemment Idiocratie et tout dernièrement Pourritocratie (et oui !)… Car vous connaissez certainement toutes et tous cette affaire : l’ancien ministre Claude Guéant aurait vendu des tableaux d’un peintre de marine flamand du XVIIe siècle a peu prés inconnu du grand public. 50.000 euros, 500.000 euros, on ne sait pas pour combien… Et en vérité peu nous importe car Trois-Ponts! ne s’intéresse guère à la politique. Pour autant, cette affaire est l’occasion pour nous de parler d’Andries van Eertvelt et des navires de son époque.

Qui est-il ? Quelle est son histoire ? Quelle est l’histoire de ses œuvres et des navires qu’elles représentent ? Nous allons essayer de répondre à ces questions. Je remercie au passage Alphasierra, un habitué du blog, qui m’a donné l’idée du sujet.

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La fin du Trocadéro, vaisseau de 118 canons (1836).

Mis en chantier à Toulon en septembre 1813 sous le nom de Formidable. Rebaptisé le Trocadéro en 1823 en hommage à la victoire française sur les révolutionnaires libéraux espagnols à Cadix (31 août 1823). Lancé le 14 avril 1824. Radoubé en 1833. Incendié accidentellement le 24 mars 1836 à Toulon. C’est la pauvre et triste vie de ce 118 canons résumée en cinq événements.

Que s’est-il passé ce 24 mars 1836 ?

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L’adoption du pavillon tricolore par la marine.

Extrait d’un intéressant article, signé A. Jal, de la France Maritime (édition 1837, volume 1, p.115), revue fondée en 1834 par Amédée Gréhan, sous-chef de bureau au ministère de la marine, et Jules Lecomte, à propos de l’adoption du pavillon tricolore par la Marine française :

La discussion fut vive sur cette question. Le coté droit de l’assemblée tenait pour le pavillon blanc ; Mirabeau et le côté gauche opinaient pour ce qu’ils croyaient de nouvelles couleurs nationales. M. de Vandreuil, voulant écarter la proposition, qu’il voyait près de passer, disait :

"J’ai une observation a faire sur le pavillon qu’on propose d’arborer : c’est le même que celui des Hollandais."

M. de La Galissonnière, dans le même intérêt, ajoutait :

"Il est d’autant plus nécessaire de conserver la couleur de notre pavillon, que ceux des Anglais et des Hollandais sont aux trois couleurs : d’ailleurs, vous occasionneriez des dépenses considérables… ll faut conserver à la monarchie son ancien pavillon."

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